De meilleures infrastructures pour l’UMONS : inauguration de la Cité de la Grande Triperie

L’inauguration officielle de le Cité de la Grande Triperie a eu lieu ce vendredi 27 mai. Certes, la Cité est opérationnelle et héberge déjà depuis le début de cette année académique près d’une centaine d’étudiants. Mais une rénovation aussi profonde et un chantier aussi conséquent, cela mérite  une inauguration officielle, d’autant que pour mettre un peu de baume dans le cœur des voisins de cette cité et nous faire pardonner les désagréments d’un chantier qui a duré une bonne année. Nous avons justement choisi la date d’aujourd’hui, qui est la date de la fête des voisins pour procéder à cette inauguration. L’objectif était de nous faire pardonner auprès des voisins qui ont subi les désagréments d’un chantier qui a quand même duré un an.

Cette inauguration me donne l’occasion de préciser le contexte de notre politique en matière d’infrastructure.

Notre université connaît depuis sa création en 2009 une phase de croissance, avec une augmentation sensible de notre nombre de ses étudiants. Ainsi par exemple, pour ne citer qu’un chiffre, nous enregistrons depuis 2009, année de la création de l’UMONS, une croissance de 30 pourcents en première année avec aujourd’hui, un total de 7500 étudiants dont 700 environ sur le site de Charleroi.

Elle enregistre également une augmentation significative de son personnel. Nous atteignons aujourd’hui un staff du personnel de l’ordre de 1200 etp, si on compte l’ensemble du personnel à savoir le personnel statutaire ainsi que le personnel contractuel, y compris les chercheurs engagés sur contrats extérieure. Cela correspond à une augmentation ces 6 dernières années d’une centaine d’unités, l’UMONS étant actuellement l’un des plus grands employeurs de la région de Mons

Les recettes d’une institution comme l’UMONS proviennent pour environ 60% de subsides de la Communauté française, subside lié au nombre d’étudiants, mais aussi de recettes diverses, dont la plus importante est générée par des contrats de recherche passés avec la région, la communauté, le fédéral ou l’Union européenne. Les universités en communauté française jouissent et c’est heureux d’une assez grande liberté de gestion. Il s’agit donc d’assurer une répartition équilibrée entre dépenses de personnel, dépenses de fonctionnement et investissement dans les infrastructures.

Les besoins en infrastructures concernent bien évidemment leur entretien et leur modernisation, et c’est un poste important. J’ai l’habitude de dire que le vrai campus de l’UMONS, c’est le centre-ville. Nous y disposons d’environ 50 adresses postales et d’une trentaine de bâtiments. Ces besoins concernent aussi la création de nouveaux espaces répondant aux besoins de notre institution, et en particulier de nouveaux besoins liés à sa croissance. Il me semble utile de faire un tour d’horizon des principaux chantiers à venir en les associant aux trois principaux objectifs de l’institution

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Premier objectif : L’extension des espaces à vocation académique à disposition des étudiants et du personnel

Dans les prochaines années, il est prévu fin 2017, de finaliser la rénovation du 22, place du parc qui abritera la plupart des services administratifs directement en contact avec nos étudiants

En 2018, c’est la construction d’un nouveau bâtiment sur notre campus de la Plaine qui sera achevée. Il porte le nom provisoire de bâtiment des théoriciens et abritera essentiellement des services d’enseignement et de recherche de la faculté de traduction et d’interprétation.

En 2019, nous devrions également avoir finalisé la rénovation du 23, place du parc, qui abritera notamment la future bibliothèque des sciences humaines ainsi qu’un espace muséal, notamment destiné à la diffusion des sciences et de la culture.

A l’horizon 2020, mais le projet n’en est ici qu’à ses débuts, il est prévu d’achever la rénovation du 88, rue d’Havré qui abrite notre faculté d’architecture. Cette rénovation prévoit une extension au départ de la construction d’un nouveau bâtiment sur lequel notre faculté d’architecture planche déjà elle-même.

Deuxième objectif : l’augmentation de notre capacité d’hébergement

Nos hébergements sont assurés par deux types de cités : celles dont nous sommes les propriétaires, la Cité Houzeau, la Cité Franeau et la Cité de la Grande Triperie en font partie. La cité Franeau a subi une rénovation profonde en 2011. C’est au tour de la Cité de la Grande triperie de subir ce lifting profond et que nous inaugurons aujourd’hui.

Il y a également dans notre capacité d’hébergement des cités qui sont construites par des investisseurs privés qui compte les mettre en location. Nous essayons dans la mesure du possible d’établir avec eux un contrat de location à long terme. C’est ainsi qu’en 201, la Cité KotUmons a vu le jour en Centre-Ville, également dans la rue de la Grande triperie.

C’est ainsi aussi que selon toute vraisemblance, nous pourrons en 2017 compter sur la mise en service d’une nouvelle cité, avenue de la Croix rouge. Elle est déjà en cours de construction et elle devrait être occupée par nos étudiants également sur la base d’une location de longue durée

Troisième objectif, qui n’est pas le moindre, la création d’espaces destinés à améliorer le bien-être du personnel et des étudiants

Après la mise en route il y a quelques années d’un second restaurant et d’une salle omnisport, on peut ici signaler que le nouveau bâtiment des théoriciens au Campus du Parc, abritera en 2018 des espaces de détente et des espaces d’études pour nos étudiants ainsi qu‘une crèche à l’intention de notre personnel et de nos étudiants.

Il s’agit d’un plan d’infrastructures ambitieux et indispensable, financé à partir de nos fonds propres et par un recours raisonnable à l’emprunt et aux bons de trésorerie. On peut regretter à cet égard qu’il n’y ait pas comme cela a existé dans le passé certains budgets spécifiques consistants alloués par la Communauté pour l’entretien des bâtiments mais chacun connaît aujourd’hui les difficultés financières de notre Communauté française.

Petite anecdote, nous sommes plusieurs, en particulier l’administrateur Michel Coulon et moi, à nous être posé la question de savoir s’il n’était pas opportun de profiter de cette inauguration pour changer le nom de la Cité de la Grande Triperie, avec pour objectif de le moderniser. Il apparaissait d’ailleurs aussi difficile à traduire. Comment d’ailleurs si je vous pose la question traduiriez-vous Cité de la Grande triperie. Ce n’est pas facile évidemment mais c’est possible quand même avec une « Big Tripe Shop Residence » qui en jette certes mais qu’il vaut peut-être mieux ne pas traduire car au premier degré bien sûr, l’appellation n’est peut-être pas de nature à rassurer un de ses futurs locataires venant de l’étranger à moins qu’il ne soit amateur de viande et d’abats.

Finalement, nous en sommes resté à l’appellation d’origine en version française uniquement, et ce par respect vis-à-vis de l’histoire de ce bâtiment érigé dans le quartier de la Grande Triperie. Il s’agit en fait au départ d’un hôtel construit au moment de l’arrivée du Shape en Belgique en 1967 au moment où les promoteurs ont parié à tort sur sa rentabilité. C’est dans ce contexte que l’hôtel a été racheté par l’UMH à l’époque. C’est donc par respect pour l’histoire du quartier que le nom n’a pas été changé.

 

 

 

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Hommage à l’UMONS aux victimes des attentats de Paris

A l’initiative du Conseil étudiant de l’Univeristé de Mons, personnel et étudiants se sont réunis au sein de l’amphithéâtre Van Gogh de la Plaine de Nimy, ce lundi 16 novembre à 12h30 pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre. La mobilisation de la communauté universitaire et en particulier des étudiants y a été très forte.

Devant ces tristes évènements, chacun d’entre nous éprouve les mêmes sentiments d’horreur et de colère car en tuant aussi massivement et aussi sournoisement, c’est sur l’humanité dans l’homme que se sont acharnés les assassins de Paris.

Evenement du 13 novembre 2015

Nous sommes tous plein d’incompréhension face à des évènements qui nous apparaissent complètement irrationnels. Nous avons le sentiment de rentrer progressivement dans une situation de guerre où les pires abominations et les actes les plus ignobles sont motivés par leurs auteurs comme un recours à la légitime défense.

Mais nous sommes d’autant plus ébranlés que les auteurs de ces attaques sont des jeunes ayant vécu dans nos cités et qui en sont arrivés à un niveau de haine tel qu’ils ne respectent plus la notion de vie, avec un instinct de mort tel qu’ils en arrivent à exterminer au hasard des jeunes de leur âge auxquels rien ne pouvait être reproché si ce n’est de faire partie de cette société qu’ils détestent.

Nous sommes aujourd’hui face à un carrefour important car ce qui est en jeu, c’est le modèle de société dans lequel nous voulons vivrons et dans lequel vivrons nos enfants.

Nous sommes dans une société de liberté, de libre expression, de démocratie et d’humanisme. En choisissant de faire perpétrer chez nous et par des jeunes qui vivent chez nous de telles exactions, la stratégie menée par nos adversaires est clairement de semer la terreur avec pour objectif celui d‘ébranler nos convictions.

Pour la première fois, nos sociétés vont pouvoir mesurer leurs capacités à défendre nos principes de démocratie. Certes contre ces tueurs et leurs complices, il faut opposer la plus grande fermeté mais contre l’émotion et la panique du moment, il faut opposer la dignité et la lucidité.

Nos sociétés sont faites d’ouverture et de multiculturalisme : en ces moments difficiles, nous devons résister à la tentation sous l’effet de la colère de stigmatiser une communauté. Nous ne souhaitons pas rompre le lien social, nous ne souhaitons pas abandonner ce qui fait notre spécificité et notre capacité du vivre ensemble.

Ce ne sera pas facile car le paradoxe de la situation qui rend la marge de manoeuvre bien infime, c’est que le combat contre cette forme de terrorisme apparaît bien difficile en continuant à défendre nos principes de tolérance. Il est paradoxal de constater que pour mieux défendre nos principes de liberté et de tolérance, le risque existe de devoir les renier peu à peu si on veut être efficace dans le combat contre ce type d’agression.

Face à l’aberration, à l’horreur et à l’obscurantisme, la valeur du savoir et de la raison s’impose plus que jamais. Le respect de la nature humaine, dans sa diversité, est le seul rempart contre la barbarie. Dans ce contexte, le rôle des lieux où se construit, se transmet et se partage la connaissance est essentiel. Notre université est l’un de ces lieux et tous, nous apportons notre concours à son projet humaniste. Nous avons un rôle à jouer dans la défense de nos valeurs démocratiques et de liberté.

Mais il est clair aussi qu’une prise de conscience à grande échelle du monde politique et en particulier en Europe devient de plus en plus cruciale. Le monde ne tourne pas rond. Les intégrismes religieux s’accentuent. Un capitalisme sauvage et spéculatif accentue les inégalités non seulement dans nos sociétés mais aussi à l’échelle mondiale, avec ce que cela induit de désespoir et de rancœur.

Quoiqu’il en soit, l’urgence, ce sera d’éviter que ces attentats n’accentuent les crispations entre communautés. Car la seule façon que nous avons d’honorer la mémoire des victimes quel que soit l’endroit où elles meurent, c’est de continuer à nous battre pour nos valeurs avec ce qu’il faut de tolérance et de fermeté.

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Une rentrée académique 2015 marquée par un brillant économiste, Daniel Cohen, nouveau Docteur Honoris Causa de l’UMONS

COHEN[1]Le 2 octobre 2015 avait lieu la rentrée académique de l’Université de Mons dans un amphithéâtre Richard Stiévenart pratiquement complet.

J’ y ai dressé le bilan de l’année académique écoulée et tracé les perspectives d’avenir pour l’Université de Mons. Plusieurs des objectifs stratégiques de l’UMONS sont en bonne voie : un recrutement d’étudiants en nette croissance (30% de plus en première année par rapport à 2009 pour les étudiants de première génération), une bonne perception de la qualité des cours par les étudiants suite aux enquêtes pédagogiques annuelles organisées depuis 4 ans  (5% seulement de retours négatifs sur plus de 165.000 évaluations d’étudiants), des activités scientifiques en progression significative (près de 60 thèses de doctorats par an en 2014 contre 35 en 2009), une reconnaissance internationale croissante (excellent classement de l’UMONS dans le ranking multiscore U-Multirank organisé par l’Union européenne).

Lors de cette rentrée académique, les insignes de Docteur Honoris Causa ont été remis à l’économiste français Daniel Cohen. Professeur d’économie à l’Ecole Normale supérieure de Paris ainsi qu’à l’Université de Paris I – Panthéon Sorbonne. Il compte de nombreuses publications scientifiques de très haut niveau mais aussi plusieurs ouvrages de vulgarisation dont deux ont obtenu le prix du livre d’économie : « Nos temps modernes » (2000 chez Flammarion) et « Homo economicus, prophète (égaré) des temps modernes » (2012 chez Albin Michel). En septembre dernier est sorti son dernier ouvrage « Le monde est clos et le désir infini » chez le même éditeur.

Parmi ses autres activités hors monde académique, Daniel Cohen est aussi éditorialiste au Monde. Il est le Président du conseil scientifique de la Fondation Jean Jaurès. Il a été conseiller scientifique associé au centre de développement de l’OCDE. Il est aussi conseiller à la Banque Lazard a été sacré économiste de l’année 1997 par le Nouvel Economiste. Il a reçu la Légion d’honneur en 2001.

Kenneth E. Boulding affirmait que « celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ».

Daniel Cohen est un brillant économiste que l’Université de Mons a souhaité mettre à l’honneur et pourtant, il ne croit pas à cette croissance exponentielle. C’est un économiste pragmatique, comme il se définit lui-même, qui analyse notre dépendance à la croissance et ne craint pas de remettre en cause les schémas de pensée habituels.

Il pose avec pertinence deux questions essentielles: l’objectif d’une croissance à tout prix, avec ce que le mot croissance recouvre actuellement, est-il le bon ? Et d’autre part, en imaginant qu’il le soit et qu’il le reste, la croissance a t-elle un avenir ?

Nul doute que son brillant exposé (lien http://urlz.fr/2GMF) aura permis au nombreux public présent de se poser les bonnes questions quant à la façon de penser le monde autrement.

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Mons à l’époque des grandes découvertes des premiers occupants de la région Mons-Borinage.

L’une des conséquences durables de « Mons, capitale européenne de la culture », c’est qu’à côté du programme officiel, de nombreuses initiatives ont été prises par un ensemble d’acteurs du monde de la culture qui  ont trouvé à cette occasion, la juste motivation pour se mobiliser davantage. Mons 2015 a servi de catalyseur et leur a permis de mieux se connaître, de se donner des objectifs communs et d’oser passer du stade des intentions à celui de la concrétisation.

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Solidarité avec l’Université de Garissa

Les mots peuvent paraître bien dérisoires face à l’horreur. Ils doivent pourtant être exprimés sans cesse surtout devant la pauvre couverture médiatique de la tuerie à l’Université de Garissa du 2 avril 2015.

Avec nos collègues Pierre Duez et Amandine Nachtergael qui viennent en janvier de mener une mission au Kenya, je tiens au nom de l’Université de Mons, à manifester notre révolte et exprimer notre solidarité aux familles des victimes assassinées ainsi qu’aux étudiants et membres du personnel de l’Université de Garissa.

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